17.02.2012

Visite du Green Office le 22 Mars

Visite du Green Office de Meudon le 22 Mars

Le jeudi 22 mars 2012, l’Agence Locale de l’Energie GPSO Energie vous invite à participer à la visite du bâtiment à énergie positive «Green Office» à Meudon. Cet immeuble est le premier bâtiment tertiaire de grande ampleur à énergie positive en France.

Le Green Office, conçu par Bouygues Immobilier, est le premier bâtiment d'envergure à énergie positive en France. Livré en juin 2011, il fait l'objet d'un contrat de performance énergétique privé garantissant le montant des charges pendant 9 ans.

 
Venez découvrir ce bâtiment exemplaire le jeudi 22 mars prochain au cours d’une visite organisée par l’ALE en collaboration avec l’ARENE Ile de France.
 
L’entreprise Steria, locataire du bâtiment, présentera le bâtiment (conception bioclimatique et production d’énergies renouvelables) ainsi que les outils de pilotage énergétique mis en place et la démarche d’amélioration continue.
 
 
Les points qui seront abordés :
 

ENERGIE POSITIVE

Le calcul de la consommation énergétique n’a pas pris uniquement en compte les usages réglementaires (chauffage, ventilation, éclairage bureaux et rafraichissement. Les consommations électriques des utilisateurs, pour les usages bureautiques, parkings ont également été incluses.

 

CONCEPTION BIOCLIMATIQUE DU BATIMENT

Le bâtiment s’appuie sur plusieurs dispositifs innovants : son enveloppe (façades, toiture, vitrages), son emplacement et son orientation selon les principes de l'architecture bioclimatique, le choix d’équipements et de technologies économes aussi bien pour la ventilation et le chauffage que pour l'éclairage ou les équipements des usagers.

è     Le bâtiment a une forme de peigne, ce qui permet aux façades d’être ombragées et donc de limiter les apports thermiques.

è     Les murs ont 48 cm d’épaisseur : 20 cm de béton, 20 cm d’isolant thermique, 5 cm d’aluminium et 3 cm de lame d’air. Le béton a une excellente inertie thermique et permet d’emmagasiner le chaud ou le froid et de le restituer ensuite.

è     Dans les espaces de bureaux, Il n’y a pas de faux plafonds qui pourraient réduire les propriétés thermiques du béton. Les châssis des volets et des fenêtres sont mixtes en aluminium coté extérieur et en bois coté intérieur, alliage choisi pour ses qualités thermiques et environnementales.

è     Les fenêtres ont un double vitrage avec une lame d’air, composée à 90 % d’argon, entre les deux verres pour l’isolation thermique et phonique. La surface vitrée représente 40 % de la surface de façade totale du bâtiment pour un plus grand apport en lumière naturelle afin d’améliorer le confort des collaborateurs.

è     Green Office est ventilé grâce à un système d’ouvrants automatiques motorisés qui assurent la ventilation du bâtiment, remplacent la climatisation et permettent l’ajustement permanent de la façade aux besoins de refroidissement en fonction des périodes climatiques. La façade adapte son isolation et son étanchéité en fonction des contraintes climatiques et des besoins de confort. Ainsi, selon la température intérieure et extérieure, les ouvrants s’ouvrent ou se ferment en fonction des besoins : en été, ils permettent une ventilation nocturne et le stockage de la fraîcheur dans la dalle de béton pour la journée.

TOIT ET TERASSE

è     Station météo : Elle capte les informations météo locales et permet d’anticipe sur le pilotage du bâtiment.

è     L’environnement autour du bâtiment : forêt de Meudon qui apporte un air renouvelé, ensoleillement du site.

è     Les panneaux solaires : des panneaux solaires inclinés (brises-soleils, abri-véhicules), horizontaux (sur les terrasses) et verticaux (sur les parois extérieures du bâtiment)

 

PANNEAUX PHOTOVOLTAIQUES

è     4200 m2 de panneaux photovoltaïques

è     Production de 435 000 kWh d’électricité photovoltaïque revendue à EDF

è     45 % de l’électricité est produite par les panneaux photovoltaïques placés en toiture (43 %), en abri-véhicule (40 %) et les 17 % restant sont répartis entre les verrières, les bardages (revêtements extérieurs du bâtiment) et brise-soleil. Ils ont été produits par la société Ténésol (Total et EDF) avec différentes structures : cellules PV mono ou polycristallin.

 

CHAUDIERE A CO-GENERATION BIOMASSE

è     55 % de l’électricité est produite par une chaudière à cogénération à huile végétale pure (issue de résidus de colza et produite dans un rayon de 160 Km pour limiter l’empreinte carbone) qui assure également l’ensemble du chauffage en hiver

è     3 moteurs co-génération qui produisent chaleur et électricité

è     Production d’électricité : le couplage à un générateur électrique permet d’obtenir le courant nécessaire à une utilisation quotidienne

è     Alimentation en huile végétale (biomasse) : les moteurs thermiques de conception diesel utilisent l’huile végétale comme carburant

è     Récupération de chaleur : un échangeur thermique permet de récupérer la chaleur de combustion produite par le moteur, pour alimenter le bâtiment.

 

OPTIMISATION DE LA LUMIERE NATURELLE

è     Exposition du bâtiment optimisée, largeur de trames calculées pour laisser la lumière traverser le bâtiment, maximum de surfaces vitrée, peu de cloisonnement (open space), absence de pièces aveugles.

è     Organisation intérieure du bâtiment qui permet à la lumière naturelle d’éclairer au maximum les postes de travail en approchant les bureaux des façades.

è     Utilisation de cloisons vitrées parallèles aux façades pour permettre à la lumière de circuler à l’intérieur du bâtiment.

è     Choix de matériaux et de teintes claires dans l’aménagement (murs, mobilier) pour apporter un meilleur confort de lumière.

 

ECLAIRAGE AJUSTE AUX BESOINS

è     Le niveau d’éclairage individuel est partout conforme à la réglementation (éclairage d’ambiance 300 lux).

è     L’éclairage est automatiquement asservi à la lumière naturelle, avec une gestion distincte des luminaires en façade et en fond de bureau.

è     La commande de l’éclairage est conditionnée par l’ensoleillement et la présence (ou non) de l’occupant. L’éclairage dans les bureaux individuels et salles de réunion est en permanence asservi à la présence de collaborateurs. En mode arrêt ou réduit l’éclairage est dynamique, c’est-à-dire qu’il est actionné par des détecteurs de présence et se coupe toutes les 15 min en l’absence de mouvement.

è     L’éclairage est prévu pour être optimisé et automatisé, mais il est toutefois possible de le régler via Modulo, la télécommande web individuelle.

CLIMATISATION NATURELLE, CIRCULATION D’AIR ET CHAUFFAGE

Avec Green Office, finie la température uniforme de 24°C dans les bureaux, été comme hiver. L’utilisation optimale des conditions extérieures naturelles - soleil le jour, fraîcheur la nuit - permet d’ajuster la température au confort, tout en respectant l’alternance des saisons. La circulation d’air est optimisée grâce à peu de cloisonnement, des ouvrants vers l’extérieur, des brasseurs d’air.

Le bâtiment Green Office n’est pas climatisé et n’a pas de faux plafond. Son système de ventilation naturelle est très performant :

- En été, l’inertie thermique du béton permet d’emmagasiner la fraîcheur de la nuit – grâce aux ouvrants motorisés des façades - et de la restituer au cours de la journée.

- Les façades bénéficient d’une isolation par l’extérieur, réalisée par 20cm de laine minérale plaquée sur une façade de 27cm de béton

- Des brasseurs d’air assurent un rafraîchissement à partir de 26° et des stores extérieurs assurent le confort d’été et la protection en hiver.

- La ventilation est active de 8h à 19h en hiver et en demi-saison.

- Le confort d’été repose sur l’utilisation des stores pour éviter les apports solaires et le réchauffement des locaux et des brasseurs d’air.

- Les automatismes ferment les stores des façades ensoleillées en été, le store restant à la disposition de l’occupant via Modulo. Le brasseur d’air est activé automatiquement à partir de 26°C pour adapter le confort par la ventilation. Chaque occupant peut sélectionner une vitesse supérieure ou la couper.

- L’utilisation d’armoires basses en séparation d’espaces optimise les échanges d’air.

- Le respect des emplacements donnés pour le positionnement des salles de réunion en raison des équipements existants de traitement d’air.

- Limitation du cloisonnement pour laisser naturellement circuler l’air le plus possible dans les étages.

- La densification des postes de travail respecte les contraintes de rafraichissement par la dalle de plafond.

- Bouygues a déposé un brevet pour le Vélum, un système permettant à la fois le chauffage, la ventilation et l’éclairage en fonction des capteurs de chaleur et de luminosité qui y sont intégrés.

- En été, la température intérieure est ajustée en fonction des températures extérieures : des brasseurs d’air sont fixés au plafond et se mettent automatiquement en route lorsque la température intérieure est supérieure à 26°C. La température ressentie est ainsi abaissée de 3°C (Sociétés Arcoba et AMO Tribu).

- Le chauffage du bâtiment est produit par la cogénération et/ou les ballons d’eau chaude.

- Le renouvellement de l’air est assuré par les centrales de traitement d’air en hiver et par les OVM (ouvrants de ventilation motorisés) en été.

- Les salles de réunion et certains espaces communs sont rafraîchis.

ISOLATION PHONIQUE

Les faux plafonds et faux planchers ont été supprimés au profit de Vélum «phono absorbants» placés au plafond, composés de deux couches de métal perforé. Cette nouvelle innovation conçue pour Green Office assure une isolation phonique exemplaire des bureaux.

ESCALIERS – MUR VEGETAL

è     L’immeuble propose des escaliers avec éclairage naturel partiel incitant à leur utilisation pour des distances courtes et pour l’accès aux deux premiers étages, ou d’un étage à l’autre.

è     Les cages d’escaliers sont éclairées naturellement par des puits de lumière provenant du plafond et ou des étages et sont rendues agréables par un mur végétal (Escalier Principal) pour inciter les collaborateurs à prendre les escaliers plutôt que les ascenseurs.

è     Le mur végétal de Green Office a été créé par le botaniste Patrick Blanc, inventeur du concept de mur végétal, chercheur au CNRS.

 

OPTIMISATION DE LA CONSOMMATION ENERGETIQUE

Les consommations d’énergie sont optimisées grâce à :

- une conception architecturale tenant compte de l’environnement de l’immeuble,

- une conception bioclimatique de l’immeuble (par exemple, les baies vitrées couvrent 40% de la surface totale de la façade).

è     La production d’énergie de l’immeuble est assurée par des panneaux photovoltaïques placés en façades et en abris de parking.

è     Green Office est également doté d’une chaudière à cogénération biomasse (huile de colza) qui permet de produire simultanément de la chaleur et de l’électricité.

è     L’énergie électrique consommée par les usages standards (chauffage, ventilation, éclairage, ascenseurs, bureautique) est produite à plus de 50% par la centrale de cogénération.

è     Des dispositifs automatiques de réglage des équipements techniques de l’immeuble permettent d’associer confort et économies d’énergie.

Encouragement de comportements faiblement consommateurs (exemples : par la valorisation des escaliers, la qualité des éclairages naturels et artificiels …).

 

CONFORT DES OCCUPANTS

è     La température est réglée pour rester à une température considérée comme étant « de confort », soit à 20°C. Les occupants peuvent agir sur leur confort dans une plage de + ou – 1°C.

è     L’été, en cas de grande chaleur, il est déconseillé d’ouvrir la fenêtre afin de conserver au mieux la fraicheur emmagasinée pendant la nuit. Chacun pourra néanmoins agir pour faire baisser légèrement la température grâce à l’interface Modulo, accessible sur l’extranet.

MODULO, COMMENT L’UTILISATEUR PEUT AJUSTER LES PARAMETRES DU BATIMENT

L’interface web “Modulo” est mise à la disposition de chaque occupant via une interface web de commande individuelle, accessible sur l’extranet, qui permet d’ajuster la ventilation, la température, la lumière, grâce à une action sur :

- L’éclairage

- Les stores

- Le chauffage

- Les brasseurs d’air

- Les ouvrants mécanisés

Toutefois, plusieurs fois par jour, la gestion centralisée de l’immeuble peut remettre à niveau certains paramètres afin de respecter les conditions climatiques intérieures générales de l’immeuble.

L’encouragement des bonnes pratiques se fera par des retours d’information réguliers auprès des occupants :

- Intranet Moyens Généraux

- Ecrans d’information

- Informations dynamiques

CONTRAT DE PERFORMANCE ENERGETIQUE (CPE) ET SUIVI DE LA CONSOMMATION ENERGETIQUE

Le bâtiment est équipé d’outils de suivi énergétique :

è     18 000 capteurs et 400 points de mesure permanents, répartis dans tout le bâtiment

è     Recueil des informations toutes les 15 mn

è     Capitalisation des données tout au long de l’année

Le Contrat de Performance Energétique (CPE) permet d’optimiser les consommations énergétiques grâce à un monitoring des consommations de tous types par demi-plateau (bât. A – bât. B) selon 9 usages : Chauffage, Éclairage, Brassage d’air, Ventilation et extraction d’air, Rafraichissement des salles de réunion, Ascenseurs, Bureautique, Parking et Utilities.

LE LAB ET LES OUTILS DE PILOTAGE ENERGETIQUE DU BATIMENT

è     Présentation de l’offre Steria Smart Energy Management

è     SIEGO, Système d’Information Energétique Green Office

è     DIAGECO, solution de Diagnostic Energétique

è     Accompagnement au changement : Steria a développé et mis en œuvre une démarche d’accompagnement au changement spécifique lors de l’intégration de ses nouveaux locaux de Meudon.

è     Démarche d’amélioration continue et de capitalisation : la démarche d’amélioration continue est rendue possible grâce au suivi des différents postes de consommations. Elle est alimentée par une approche sociologique appliquée à l’étude des comportements et usages de consommation d’énergie. Météo, usages, relation contractuelle au travers du contrat de performance énergétique (CPE), Steria, à la pointe de l’innovation sur ces sujets, capitalise et fait évoluer sa démarche, en lien avec toutes les parties prenantes, et apporte un conseil nourri d’analyses et de retours d’expériences.

PARKING

Le parking héberge des points de recharges de voitures électriques. Un véhicule électrique sera disponible à partir de mi-mars.


CYCLE DE VIE DU BATIMENT

è     Propreté du chantier : son impact sur l’environnement et les riverains a été minimisé grâce à la réduction des nuisances sonores et à la gestion des déchets.

è     Choix de matériaux écologiques : terrasses revêtues de bois non-traité avec des produits polluants ou toxiques

è     Fin de vie du bâtiment : les matériaux utilisés tels que verre, aluminium, matériaux de finition, sont recyclables.

LABELS

è     Double certification HQE® Construction et BREEAM Europe Office 2008, niveau « excellent »

è     Labellisation « BBC Effinergie »

è     Labellisation au standard BEPOS actuellement en cours de définition.

è     Certification HQE® Exploitation en cours (prévue pour début 2013).

 

08.02.2012

Faire face aux risques par la MDE : avec quels facteurs clefs de succès ?

 

Sujet « brulant d’actualité » si l’en est, la pointe électrique que nous subissons en période de grand froid, met en évidence 3 fragilités structurelles inhérentes au système énergétique Français :

 

  • la part considérable du chauffage électrique au regard des autres énergies de chauffage,
  • la part unique au monde du nucléaire dans le mix électrique français qui ne permet pas de faire face à la pointe,
  • le caractère centralisé de la production électrique qui rend le réseau extrêmement vulnérable.

 

Mettre en œuvre la Maitrise de la Demande Electrique sera l’un de leviers principaux à actionner pour faire face aux risques de « black-out ». Celle-ci devra être en particulier déployée tant au niveau des logements que des bureaux, commerces et usines. L’ensemble des acteurs de l’énergie réfléchissent, à tous les aspects de la MDE (technologie, sociologie, économie) par le biais d’actions expérimentales via des projets dits de « ville durable », « Smart Cities » qui devraient amener une gestion locale de la production énergétique et sa consommation partagée entre différents utilisateurs. Ont été identifié 3 facteurs clefs de succès communs à tous les projets de MDE :

 

    1. La compréhension des freins et des points de blocage liés aux comportements individuels,
    2. La mise en œuvre de politiques au niveau de la collectivité locale ou des entreprises du territoire cohérentes, et très fortement incitatives pour les populations et les décideurs économiques,
    3. La création et l’animation d’un système et de processus d’innovation.

 

 

 

Les comportements individuels représentent bien souvent de l’ordre de 40% des économies d’énergie potentielles dans un bureau. Au sein de sièges sociaux parisens, nous pouvons constater, par exemple, que 30% des consommations énergétiques liées à la bureautique provenaient uniquement des PC laissés en veille la nuit ou le week-end. Faire ce constat est en général loin d’être suffisant. Il faut ensuite procéder à un véritable diagnostic approfondi de la situation du point de vue à la fois humain, sociologique, social, organisationnel, managérial. C’est au prix d’un tel diagnostic qu’il est alors possible d’identifier les freins psychologiques, les croyances sous-jacentes qui empêchent de changer durablement les comportements. Dans le cas des expérimentations dites de « villes durables », nous sommes convaincus également que c’est en passant par ce type d’analyse que ces opérations seront réellement profitables à l’ensemble de la communauté dit "Intelligente" (ou "Smart" ...).

 

 

 

Mais ce n’est pas gagné pour autant. Nous nous heurtons alors à la deuxième difficulté que nous retrouvons également dans tous projets de transformation des entreprises ou, par exemple, dans la mise en œuvre des éco-quartiers dans des collectivités locales. Pas de résultats pérennes possibles, si le système de management, la politique RH, les politiques tarifaires, les règles dites « structurelles » ne sont pas cohérentes avec l’objectif de changement des comportements individuels. Comment demander à un personnel de surveiller sa consommation énergétique alors que c’est le fait même de travailler, par exemple avec un PC, qui génère cette « dépense d’énergie »? Comment trouver la cohérence entre des objectifs qui apparaissent contradictoires ?

 

 

 

Même en ayant identifié tous les freins, individuels ou collectifs, à lever pour la mise en œuvre réelle de la MDE, nous constatons que les projets risquent de s’arrêter à ce stade faute de solutions techniques ou humaines réellement innovantes ou faute d’avoir mis en œuvre un réel système d’innovation collective. Ce n’est pas en collant des affiches « éco-gestes » que les freins seront levés. Chaque individu, chaque personnel, chaque acteur dans une collectivité locale, détient en lui une part de la solution à mettre en œuvre. Les solutions du passé ne répondront pas au changement de paradigme requis pour mettre en œuvre la MDE. Il faudra donc inventer, collectivement, et « sur le terrain » de nouvelles solutions permettant d’agir localement dès maintenant pour faire évoluer les comportements.

 

 

 

C’est donc bien en agissant suivant ces 3 axes : « individu », « collectif », « innovation » que les solutions de MDE porteront durablement leur fruit. Des expériences à l’étranger (USA, Canada) démontrent qu’il est possible de démarrer, en commençant par la mise en place d’un système de mesure simple, compréhensible et accessible à tous, des consommations énergétiques. « Rendre Visible » l’énergie, sa consommation, sa production, son « gaspillage » est un pré-requis à la réalisation d’un diagnostic approfondi sur les comportements individuels et sur l’organisation associée. « Innover Ensemble et sur le terrain» est la deuxième étape indispensable pour trouver des fonctionnements, des organisations, des règles qui permettent de mutualiser, de collaborer, d’identifier de nouvelles solutions, qu’elles soient techniques ou humaines.